Les années 80 ont été une période magique. Le hair metal régnait en maître, le hip-hop commençait à exploser, le spandex était partout et, pour une raison mystérieuse, la frange était considérée comme une coiffure géniale. Et puis, il y a eu cette incroyable explosion dans le domaine des chaussures : les styles sont devenus de plus en plus fous, les tendances de plus en plus extrêmes, et certaines silhouettes classiques ont fait leur apparition. La mode des chaussures était complètement folle ! Voici donc les 10 styles de chaussures qui ont le plus marqué les années 80
1. Nike Air Force 1
Les Nike Air Force 1 sont nées en 1982 (initialement sous le nom de « Air Force » tout court) et ont rapidement conquis le monde du hip-hop. Leur silhouette blanche immaculée, leur empeigne en cuir robuste et leur semelle amortie en faisaient la sneaker parfaite pour danser, rapper ou simplement traîner dans les blocks. Elles sont devenues le symbole ultime du streetwear new-yorkais, portées par Run-D.M.C., LL Cool J et des milliers de jeunes qui les laissaient impeccables ou les customisaient avec des lacets fluo. Nelly n’a fait que chanter ce que tout le monde savait déjà : les Air Force 1 étaient intouchables.
2. Air Jordan
Les Air Jordan ont littéralement inventé le concept moderne de la sneaker culture. La première paire (Air Jordan 1) sort en 1985, portée par Michael Jordan qui, malgré l’interdiction NBA de porter des couleurs non conformes, les arbore quand même et se fait infliger des amendes… que Nike paie avec joie. Cette rébellion marketing a créé une hystérie immédiate. La silhouette high-top rouge et noire est devenue mythique, suivie de dizaines d’autres coloris et modèles. Aujourd’hui encore, les Air Jordan forment une marque à part entière avec des éditions limitées qui se revendent à des prix fous.
3. Doc Martens
Les Doc Martens (ou « Docs ») étaient les bottes de combat des ados en colère. Robustes, épaisses, avec leur semelle crantée antidérapante et leur cuir noir lustré, elles incarnaient la rébellion pure. Portées par les fans de The Cure, The Smiths, Siouxsie and the Banshees, elles sont devenues l’uniforme officieux du mouvement goth, post-punk et proto-emo. On les laçait jusqu’en haut, parfois avec des lacets de couleurs différentes et on les associait à des jeans slim, des vestes en cuir ou des jupes à carreaux. Elles étaient indestructibles, inconfortables au début, mais une fois rodées, elles duraient une vie entière. Pour beaucoup d’ados des années 80, enfiler une paire de Docs, c’était déclarer : « Je ne suis pas comme les autres. »
4. Reebok Pumps
Les Reebok Pumps étaient la quintessence du cool high-tech des années 80. Sorties en 1989, elles étaient conçues pour le basket : une petite poire à air intégrée permettait de gonfler la languette pour un maintien parfait à la cheville. On entendait le « pschitt » caractéristique dans les gymnases et sur les playgrounds. Elles étaient disponibles en couleurs flashy (noir/rouge, blanc/bleu électrique…) et portées aussi bien par les basketteurs que par les ados qui voulaient juste avoir l’air stylé.
5. Jelly Shoes
Les Jellys Shoes(chaussures en gelée) étaient exclusivement réservées aux filles (et aux plus courageuses d’entre elles). Ces sandales transparentes, faites d’un matériau PVC gélatineux ultra-coloré, scintillaient sous les lumières des discothèques et des cours de récré. Rose fluo, vert lime, bleu électrique, parfois avec des paillettes incrustées… elles étaient légères, bon marché et complètement kitsch. Confort ? Discutable. Mais l’esthétique purement 80s les rendait irrésistibles.
6. Saucony Jazz
Les Saucony Jazz étaient les sneakers du quotidien, discrètes mais ultra-polyvalentes. Sorties dans les années 80, elles offraient un look simple : empeigne en nylon et daim, semelle crantée, couleurs sobres ou vives selon les modèles. Elles étaient parfaites pour aller en cours, traîner au centre commercial, faire du skate ou juste matcher avec un survêtement flashy années 80. Contrairement aux baskets tape-à-l’œil, les Jazz misaient sur le confort et la durabilité. Elles existent toujours aujourd’hui dans des dizaines de coloris : preuve que les classiques intemporels survivent aux modes passagères.
7. Vans Classic Slip-Ons
Les Vans Classic Slip-Ons (surtout le motif noir et blanc) ont explosé grâce à Sean Penn dans Fast Times at Ridgemont High (1982). Son personnage de surfeur-stoner les portait avec une nonchalance légendaire et du jour au lendemain, elles sont devenues l’uniforme des skaters, punks, alternatifs et fans de grunge naissant. Faciles à enfiler, résistantes, bon marché, elles se portaient avec des jeans déchirés, des hoodies oversized ou des chemises à carreaux.
8. Adidas Campus
Les Adidas Campus (à l’époque souvent appelées « Adidas Tournament » ou « Campus ») étaient la sneaker casual par excellence. Empeigne en daim doux, semelle blanche en caoutchouc, les trois bandes iconiques sur le côté… elles dégageaient une élégance discrète et un confort absolu. Portées par les fans de hip-hop East Coast, les étudiants et les amateurs de mode street, elles se déclinaient en vert forêt, bleu marine, gris… Elles ont survécu à toutes les décennies parce qu’elles n’ont jamais essayé de faire trop : juste parfaites.
9. Huaraches
Les Nike Huaraches (lancées en 1991 mais très inspirées du style fin 80s) mélangeaient sandale et chaussure. Semelle en néoprène, empeigne en cuir ajourée, elles étaient ultra-légères et aérées – idéales pour le climat chaud de Miami Vice. Les personnages de la série les portaient avec des costumes pastel en lin, donnant un look à la fois chic et décontracté. C’était la chaussure parfaite pour passer du bureau à la plage sans changer de style. Un compromis génial entre confort estival et élégance.
10. Moccasins
Oui, les moccasins étaient une vraie tendance (même si elle est moins documentée). Inspirés des chaussures amérindiennes traditionnelles, ces mocassins en cuir souple ou en daim (parfois doublés de fourrure) étaient portés par les préppies et les amateurs de style « outdoors chic ». Souvent associés à des polos, des chinos et des pulls noués sur les épaules, ils incarnaient le côté « riche mais cool » des années 80. C’était le genre de chaussures qu’on portait pour aller au country club ou en week-end à la campagne… sans avoir l’air de trop forcer.

